Je m'appelle Kouider BOUSSIDI. Vous avez écrit un article sur moi novembre 2005 à l'ADAPEI de Cholet (Handicapés et compétents - Initiatives en Maine-et-Loire 2005-2006 ). J'ai réalisé beaucoup de choses depuis ce temps là. Si vous voulez tout comprendre, allez sur le site de : www.scientific-facilitors.com pour lire mon témoignage. Il y a beaucoup de choses à raconter parce que dans quelque temps il va y avoir une rencontre avec la CCI de Cholet et scientific-facilitors pour un partenariat (kouider.boussidi@neuf.fr).
Kouider Boussidi, Inventeur indépendant
"Je m'appelle Kouider Boussidi et j'ai 44 ans. Depuis des années, je n'arrête pas de réfléchir et de trouver des solutions à de nombreux petits tracas de la vie quotidienne. Par contre, je ne dispose d'aucune ressource financière me permettant de transformer mes inventions en réalités... ni même de déposer les brevets correspondants. J'ai bien essayé de trouver des financements et des partenariats, mais sans aucun succès. Un jour, j'ai trouvé le site de Scientific Facilitors® sur Internet ; ça avait l'air sérieux. Alors, j'ai tenté ma chance une dernière fois et leur ai envoyé un e-mail pour présenter l'une de mes créations, un équipement pour les chariots de supermarchés. Une heure plus tard, je recevais une réponse. Le lendemain, nous nous sommes parlé par téléphone avec M. Bellanger. Quinze jours plus tard, c'était la présentation de mes projets au Comité d'Engagement, à Paris. 3 de mes projets ont été acceptés. En moins de 3 mois, ma situation a complètement changé. Je suis aujourd'hui actionnaire de 3 sociétés qui développent mes inventions. Je peux enfin déposer mes brevets, établir ma brochure PPI©. Des bureaux d'études les plus prestigieux travaillent à l'industrialisation de mes inventions. Et j'ai déjà de confortables contrats de royalties. Mon conseil à tous les inventeurs, du Maghreb ou d'ailleurs : "Ton invention a sûrement une valeur. Contactes SF, ou directement SF Maghreb. Ils vont t'aider et, Icha Allah, ta vie va changer !"
Brochure ref : Techno 2006/204
Témoignage
Boussidi Kouider était instituteur au Maroc. Il a exercé avec passion son métier durant 14 ans, en école primaire. Mais, en 1996, il est contraint de quitter son pays. Il choisit la France et s'installe à Cholet...
« J'ai commencé par chercher un emploi, d'instituteur bien sûr. Mais j'étais naïf ! J'ai écrit des vingtaines, des trentaines de courrier. Sans réponse. Au début, à l'éducation nationale, mais là, je rêvais ! J'ai compris que cette porte m'était fermée. Je voulais travailler à tout prix. Alors j'ai accepté un emploi dans une entreprise de nettoyage industriel, d'abord quelques heures, puis un CDD et enfin, un CDI. On m'a peu à peu confié plusieurs responsabilités. Je suis devenu membre actif dans un syndicat. Le responsable de l'entreprise m'avait promis un poste à responsabilité. Mais, le 1er janvier 2002, j'ai eu un accident du travail. Écrasement de la main, deux opérations, canal carpien et canal cubital endommagés. La moitié du corps paralysée. Je ne pouvais plus conduire. Toute ma vie a changé alors. Il y avait dans l'entreprise des possibilités de reclassement mais malgré tout, j'ai été licencié. J'ai recommencé les mêmes démarches qu'en 1996 : nouveaux courriers et toujours sans réponses. Beaucoup de promesses mais rien de concret.
L'ANPE m'a alors proposé ce stage OPG, objectif projet en groupe pour travailleurs handicapés, organisé par l'Adapei Formation. J'ai élaboré un nouveau projet professionnel d'animateur de quartier, social, culturel. Mais j'ai du mal à trouver un établissement qui m'accueille en stage. C'est incroyable, lorsque vous avez un diplôme, on ne trouve pas dans sa spécialité. Lorsqu'on n'a pas de diplômes, on nous demande un diplôme. On se retrouve en groupe, à échanger sur nos parcours. Moralement, psychiquement, on est mieux. On se donne des conseils entre nous. Parallèlement, j'ai un projet personnel que je développe également. J'aime beaucoup inventer et créer des prototypes. L'un de ces projets a retenu l'attention de la Chambre de commerce et d'industrie. Et j'étudie, avec l'Esiam, Ecole d'ingénieurs de Cholet, les conditions de faisabilité et réalise une étude de marché. Je travaille par ailleurs à la conception d'un jeu, avec le Technopole d'Angers, pour faciliter l'apprentissage de la langue arabe. Il s'inspire d'une méthode que j'ai créée et testée pendant des années. Ça n'existe pas sur le marché à l'heure actuelle. Le problème, c'est qu'il me manque le financement pour lancer l'idée et souvent, le courage pour adopter, encourager les idées et les porteurs de ces idées...»
Tugdual Ruellan pour l'Agefiph des Pays de la Loire et la DDTEFP Maine et Loire (novembre 2005)
